Les lieux historiques de l'ESJ

Les lieux historiques d’enseignement de l’ESJ depuis sa création en 1899

Année 1899

L’immeuble fondateur de l’école est le seul qui n’existe plus aujourd’hui. C’était un hôtel particulier cossu situé au cœur du Paris universitaire, rue de la Sorbonne.
Construit en 1868 par un dénommé Dutheil, maître d’armes, il fut ensuite occupé par une librairie avant que l’Ecole ne s’y installe.

Outre deux grands bureaux contigus au hall d’entrée, l’ensemble offrait une vaste salle de conférences avec verrière et colonnades, surplombée sur trois côtés par des mezzanines.

Au premier étage: une grande salle de réunion richement décorée et plusieurs petites salles en enfilade ; au deuxième étage : trois bureaux et un petit appartement.

Racheté par le Rectorat de Paris en 1937, l’immeuble fut détruit au début de la guerre et remplacé par l’actuel bâtiment, possession de l’Université de Paris-4.


Années 1899 – 1938

16 rue de la sorbonne
Paris 5e

Il n’existe aucune photographie de l’immeuble occupé par l’école.
Ce plan d’architecte, datant de 1937, permet de se rendre compte de son aspect extérieur.


Années 1938 – 1944

58 rue Notre-Dame des Champs
Paris 6°

Quittant le Quartier latin des Universités, les Ecoles s’implantèrent ensuite en plein cœur du Montparnasse des artistes.

Construit au XVII° siècle, l’Hôtel de Traversière avait longtemps été à cet emplacement le siège de congrégations religieuses. Il fut détruit au milieu du siècle dernier et remplacé par le bâtiment actuel, que le statuaire François Jouffroy se fit construire pour y avoir son atelier.

Sur quatre niveaux, les Ecoles disposaient d’une grande salle de cours (sous verrière) et de deux vastes bureaux au rez-de-chaussée ; plusieurs petites salles et d’autres bureaux et bibliothèques se partageaient les trois autres niveaux.

Les locaux n’ont pas été modifiés depuis. Sur le fronton, on peut encore distinguer les traces de l’annonce qui y figurait jusqu’à ce que les péripéties de la Libération de Paris obligent l’école à quitter un immeuble réquisitionné par des groupuscules armés …


Années 1944 – 1947

12 avenue Alphand
Paris 16°

Le quartier de la Porte Maillot ne commença à s’urbaniser qu’au tout début du XX° siècle.

La rue (devenue par la suite avenue) Alphand fut ouverte en 1903.

L’année suivante, y fut inaugurée dans un bel immeuble haussmanien la première clinique française de chirurgie esthétique.

C’est le hasard des péripéties chaotiques de la Libération qui y amena l’école pour trois années : le directeur de la clinique, le docteur Claoué, exerçait l’intérim de la Direction.

Il décida d’en mettre les archives à l’abri dans ses murs et d’héberger gratuitement les cours, dans une vaste salle du premier étage, devenue depuis pour l’essentiel le bureau de son successeur.

Entre deux enseignements, les étudiants pouvaient croiser furtivement les nombreuses stars de cinéma ou personnalités du « tout-Paris » qui venaient bénéficier discrètement, dans ce quartier à l’époque excentré, des talents chirurgicaux du docteur Claoué et de ses assistants.


Années 1947 à 1993

4 place Saint Germain des Prés (44 rue de Rennes)
Paris 6°

De retour dans le Quartier latin, l’école s’installa durant presque un demi siècle dans un bâtiment majestueux situé à proximité immédiate des hauts lieux de la vie intellectuelle parisienne de l’après guerre : librairies universitaires, cafés et brasseries en vogue (Lipp, Flore, Deux Magots) …

Edifié lors de la reconstruction monumentale de la place, l’immeuble avait une allure imposante, soulignée par les escaliers en marbre, les hauts plafonds, les riches bibliothèques.

L’école occupa principalement (outre des bureaux) le grand amphithéâtre du premier étage, dans lequel une plaque rappelait que là avaient eu lieu les premières projections du cinématographe devant la communauté scientifique.

Durant les événements de Mai 1968, l’immeuble se trouva au cœur des manifestations, sans subir pour autant d’invasion ou d’occupation des locaux.


Depuis 1988

107 rue de Tolbiac
Paris 13°

Les locaux actuels, où se déroule les cours de l’ESJ, sont directement issus des grands chantiers de réhabilitation du treizième arrondissement, entrepris durant les années 1960.

Le plus important fut la couverture des voies de la gare de marchandises des Gobelins, sous la direction de l’architecte Michel Holley.

La gare existe toujours en sous-sol, mais elle n’est plus ferroviaire. Quant à la dalle des Olympiades, flanquée de tours de trente étages, elle est devenue le cœur du quartier chinois de Paris, fréquemment utilisé au cinéma (Navarro notamment … ).

Les bureaux d’architecte s’étaient installés au carrefour des rues de Tolbiac et de Baudricourt, dans un des rares immeubles à un étage du quartier. Clairs, fonctionnels, ils furent facilement adaptables aux besoins de l’école (salles de cours, studios, régies, salles techniques … ). L’école a repris également un amphi rue du Javelot.

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