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Mastère de Presse Culturelle / Dossier "Le confinement les inspire" sous la direction de Patricia Boyer de Latour : Mister Lonely, le Joker sans la politique de Margaux Cassan

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Dans ce film au casting impressionnant (Denis Lavant, James Fox, Werner Herzog, Leos Carax...), Harmony Korine signe un conte fabuleux, où ses rêves d'enfant rencontrent une tragique lucidité d'adulte...

 

On connait Harmony Korine pour avoir écrit très jeune, à 19 ans, le scénario de Kids, le chef d’oeuvre de Larry Clark, et plus tard pour la réalisation de Spring Breakers, Lion d’Or à la Mostra de Venise à sa sortie en 2012. Cinq ans plus tôt, Mister Lonely sortait en salle. Ce film, boudé par la critique et dans une moindre mesure par les spectateurs, est une formidable ode aux rêveurs, aux solitaires, aux incompris.

 Un sosie de Michael Jackson (joué par Diego Luna) vit seul à Paris et mène une vie morose, entre petits spectacles de rues et animation dans les EHPAD où il rencontre un sosie de la belle Marilyn Monroe. Celle-ci lui propose de l'accompagner dans un petit village d'Ecosse où vivent en colocation les sosies du petit chaperon rouge, de Charlie Chaplin (marié à Marilyn), d'Abraham Lincoln, de Madonna ou de la Reine d'Angleterre. Le synopsis pourrait être celui du Joker, à l'exception, et pas des moindres, que la beauté de ce film réside précisément dans le triomphe du poétique sur le politique. Mister Lonely est un anti-Joker, un Joker sans déterminisme social.

 Sur la formidable musique de Bobby Vinton [qui donne son titre au film], Michael évolue dans ce village de doubles où l’identité collective devient une affaire de choix, où chacun circule dans le monde qu’il s’est choisi. Effroyablement attendrissant, ce film est loin du mélodrame et la mise en scène colorée et enfantine vite rattrapée par la réalité de la souffrance - au sens biblique du terme, incarné dans le film par une histoire en palimpseste de miracles de bonnes soeurs - de ceux qui ne trouvent pas leur place, qui ne se reconnaissent pas dans la peau et dans le nom qu’on leur a assignés.

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Margaux Cassan, étudiante du MPC

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